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Réalisation : Robert Greenwald
Potentiel nanar : 5
Bienvenue en 1980. Grâce aux nouveaux effets spéciaux, tout est possible. Tout ce dont on rêvait dans les années 1970 sans même oser espérer pouvoir le faire un jour. On peut réaliser facilement des transitions en étoile, on peut s’habiller en fluo, on peut faire du roller, on peut même appeler Gene Kelly pour qu’il danse un peu. Grâce à la renommée planétaire d’Olivia Newton-John, un peu de fric (20 millions, à l’époque c’est une somme) et une esthétique propre à une transition entre deux époques, Joel Silver (futur producteur de L’Arme Fatale, Die Hard, Matrix… et plus récemment les deux Sherlock Holmes) permit au monde de découvrir voilà Xanadu, probablement le film le plus kitsch de l’Olympe.
Eh oui, Xanadu c’est une romance, une histoire d’amour entre une muse (la belle Olivia) et un peintre qui gagne sa vie en dessinant des pochettes de disque. Suite à une rencontre complètement improbable de ce dernier avec un clarinettiste (Gene Kelly), ils décident tous ensemble d’ouvrir le Xanadu, une boîte de nuit dédiée à la musique, au disco et aux patins à roulettes. Seulement voilà, Zeus ne voit pas tout ceci d’un bon oeil et décide de punir sa muse pour qu’elle ne revoie plus jamais son bien-aimé.
Doté de décors hallucinants, d’une BO qui rentrera dans le crâne de bien plus d’un spectateur, de très bons acteurs et de pas mal d’argent, il faudra ajouter à cela un scénario abscons et une volonté du réalisateur de rester ancré dans la hyper « disco roller » du moment pour faire de ce qui s’annonçait comme une bonne comédie musicale LE nanar dansant ultime. Tout dans ce film respire le kitsch, que ce soient les effets spéciaux ou les chorégraphies en passant par les situations et les aspirations des personnages, toutes plus neu-neu les unes que les autres.
CONCLUSIONFrais, rythmé et kitsch à souhait, Xanadu représente tout ce qu’on aime dans un bon nanar : une grosse production qui a raté le coche en voulant trop copier ce qui marche sans chercher l’originalité. Et pourtant, Zeus sait que ce film est unique, ravissant tous les amateurs d’histoires d’amour cul-cul la praline, de chorégraphies à base de patins à roulettes et de Disco… dans le sens déviant du terme. On peut autant plaindre les spectateurs de l’époque qu’envier ceux qui ne l’ont pas encore découvert. Note de François : 5
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