T’aime

T'aime

T’es mon soleil, mon or, mon diadème, t’aime ! (P. Fiori)


Film
: T’aime

Réalisation : Patrick Sébastien

Potentiel nanar : 5/7

Bienvenue dans un monde plus beau. Un monde dans lequel « l’avenir de l’humanité c’est pas le valium, c’est l’amour ». Un monde « réalisé, écrit et dialogué » par notre immense star nationale, Patrick Sébastien. Certaines mauvaises langues diront qu’il aurait mieux fait de rester à faire tourner les serviettes à la télé, mais il se sentait un peu serré au fond de cette boîte, comme le chantent ses sardines. Ce qui donne lieu à T’aime, un film plein de bons sentiments, si ce n’est LE film avec le plus de bons sentiments au monde. Sans exagération.

Zef est un débile léger, un simplet, un idiot du village, qui après avoir vu les ébats de sa soeur en mode sado-maso, s’imagine que l’amour c’est comme ça. Et du coup il le montre à Marie en la violant et la tabassant, la fille d’un célèbre business-man vendeur de parfums de retour au pays pour une Fiesta. Marie, traumatisée, ne dit plus un mot, se renferme sur elle-même et finit internée. Zef se fait interner aussi, sans espoir de revoir son grand amour, et subissant les mauvais traitements de ses geôliers. C’était sans compter l’intervention du Docteur Hugues Michel, psychiatre new-age interprêté par notre Bonhomme en mousse national, qui après avoir compris les intentions de Zef compte remettre ensemble les deux tourtereaux en les confrontant. Même pas peur !

Dommage dès lors que le début soit assez long, se perdant dans des critiques sociales assez lourdes. Mais quand Patrick Sébastien débarque, c’est le fou-rire garanti ! Alors oui, ce film est plein de bonne intentions, on peut lui pardonner ou détester, se dire qu’après tout un peu de sincérité et d’humanisme de la part du plus gaulois des français n’est peut-être pas une mauvaise chose, mais on ne peut pas nier que la maladresse monumentale avec laquelle il essaye de nous faire parvenir sa vérité ne peut que faire rire.

CONCLUSION

Patrick Sébastien, qu’on l’aime ou pas, est un humaniste persuadé que l’amour est la clé de tout dans un monde de brutes. Avec son film, il nous délivre son message, quasi-messianique, avec une maladresse monumentale et se livre alors au ridicule. Quelque part, on sait qu’il se fout des critiques, et après tout tant mieux, cela rend son film d’autant plus sympathique. Mauvais et sympathique ? Ne serait-ce pas là le signe d’un bon nanar ? Si !

Note de François : 5

Note de Guillaume : 6

Note de Lucas : 6

 

Une réflexion au sujet de « T’aime »

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