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Film : Street Fighter, l’ultime combat
Réalisation :Steven E deSouza
Potentiel nanar : 4/7
Est-il vraiment nécessaire de présenter ce film, véritable petit classique du nanar 90. Une des nombreuses adaptations catastrophiques de nos jeux préférés de l’époque. Après avoir massacré Super Mario Bros, les génies d’Hollywood s’étaient mis en tête de faire de même avec le chef d’œuvre de Capcom : Street Fighter. Mais bon, comme l’univers du jeu n’est pas assez accessible au grand public (euh…) et pas assez cinématographique (euh…….) les même petits génies décidèrent « d’améliorer » tout ça. Oh, depuis, on s’est habitué, avec les navets que sont Tomb Raider, Double Dragon et autres House of the Dead ( merci à l’ami Uwe Boll pour s’être chargé de tuer nombre de franchises), mais il faut dire que ce Street Fighter est sacrément gratiné ( et puis y a Van Damme nom de nom!)
Première idée de génie, Ryu et Ken ne sont pas les héros du film (attendez, des mecs en Kimonos, faut pas déconner non plus), à la place, c’est ce bon vieux Guile qui s’y colle (Van Damme, donc) et qui se battra contre M Bison (le regretté Raoul Julia mort juste après le tournage). Pour ça, il aura de l’aide de tous ses copains de l’armée avec en tête Cammy, ici « interprétée » par Kylie Minogue. A l’exception d’un Zangief assez parfait, l’intégralité du casting est une série de miscasts tous plus atroces les uns que les autres, et chaque personnage est tout simplement massacré : Dhalsim est un scientifique qui ne sait pas se battre, Honda est Hawaïen, Blanca fait 30 kilos, T Hawk et Fei Long font partie de l’armée, Deejay est un larbin de Bison et j’en passe et des meilleures. Ajoutez à ça qu’il n’y a aucun des pouvoirs des personnages, réalisme oblige (ou manque de budget et de talent) et vous obtenez un viol pour tous les fans de la planète, et ils sont nombreux.
Mais alors, c’est vraiment nul, me direz vous. Meuh non, c’est sans compter le pouvoir incroyable des années 90 pour faire de ce grand n’importe quoi un produit savoureux. Tout est fluo, tous les gadgets et véhicules ont des designs ridicules tout droit sorties d’une gamme de jouets à trois centimes, les répliques sont hallucinantes de conneries (à commencer par la célèbre, et longue, tirade de Van Damme face à ses hommes), le film est généreux jusqu’à s’embourber dans l’outrance de ses pseudos délire visuels, et aucun nanardeur digne de ce nom ne peut passer à côté de ce qui est peut-être le nanar le plus culte des années 90. En plus, avec le temps, on a réussi à avaler la pilule ( Street Fighter, La Légende de Chun-Li sorti il y a quelques années, étant encore plus nul, car même pas drôle)
CONCLUSIONQu’il est beau mon nanar des années 90, qu’il est beau mon Van Damme! Venez tous à la Boulangerie du Prado le 20 avril afin d’admirer le chef d’œuvre! Note de Guillaume : potentiel nanar : 4/7
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