Rebelle

Rebelle

Rebelle (de la forêt)

Film : Brave (3D)

Réalisation: Mark Andrews, Brenda Chapman

Note : 2

 

C’est un fait, l’age d’Or de Pixar est terminé. Sur le déclin après la pas très inspirée séquelle des bolides de Cars, les petits gars de la maison des rêves se devaient de faire taire les craintes nées avec leur opus précédent. Hélas, la récente fusion avec le géant Disney a  non seulement assuré la pérennité de la firme aux grandes oreilles mais a probablement signé l’arrêt de mort artistique de la seconde. En effet, si le succès des films Pixar résidait jusque là dans ce qu’ils avaient d’audacieux et de mature, il est clair que cette indépendance perdue influe désormais de manière drastique sur la conception des œuvres.

Ainsi, et pour le malheur des petits comme des grands, le miracle Pixar semble s’être évanoui. Les petits génies ont vendu leurs âmes en tombant dans les écueils qui les différenciaient des gars de chez Disney : faire des films désincarnés, de manière industrielle qui plus est, pour un public ciblé et non pour le plus grand nombre. En somme, ne plus faire appel qu’au porte monnaie de nos chers bambins et plus jamais à leur intelligence. De cela, Rebelle en est le parfait exemple.

Rebelle (Brave en VO) raconte l’histoire de Merida, l’impétueuse fille du roi Fergus et de la reine Elinor. Elle a un problème, elle est la seule fille au monde à ne pas vouloir devenir princesse ! Maniant l’arc comme personne, Merida refuse de se plier aux règles de la cour et défie une tradition millénaire sacrée aux yeux de tous et particulièrement de sa mère. Dans sa quête de liberté, Merida va involontairement voir se réaliser un vœu bien malheureux et précipiter le royaume dans le chaos. Sa détermination va lui être cruciale pour déjouer cette terrible malédiction.

L’intrigue était pleine de promesses, et  pourtant… Le problème c’est que si on attendait une vraie quête initiatique, un voyage incroyable à travers les bucoliques contrées écossaises, il faudra repasser. Si l’héroïne s’échappe du foyer, ce n’est jamais que pour aller à 500 mètres de chez elle. Sans compter les incessants allers-retours au château familial (toutes les 10 minutes), au cas où elle aurait oublié un truc. Ajoutez à cela, c’est qu’il y a en tout 3 décors, que les personnages ne sont pas légions et que, malgré la splendeur de la technique, rien ne nous transporte jamais.

En réalité, on est abasourdit par tant de pauvreté, qu’il s’agisse du scénario digne d’un DTV Dreamworks ou de son univers, qui se limite à deux ours, une luciole bleu et une sorcière ébéniste. Mais ce n’est rien comparé au ton employé par l’ensemble, mettant en exergue une énième princesse aux incompréhensibles velléités post-modernes (égalité des sexes et revendications d’émancipation), une fausse rebelle, qui finira par comprendre que sa place est à la maison (je vous jure!). Et je ne vous parle pas des chansonnettes intégrées au récit, véritable marque de fabrique de chez Disney, qui finissent de nous convaincre que l’irrévérence Pixarienne n’est plus qu’un lointain souvenir.

Au rayon de qualités, on citera une esthétique de goût, mise en valeur par une technique irréprochable. On est probablement devant le Pixar le plus abouti graphiquement parlant, tant chaque plan apparait comme un enchantement pour la rétine. Avec une intrigue aussi anodine, ça n’en est que plus regrettable…

PS: Le traditionnel court métrage accompagnant toute les productions Pixar est bien au rendez-vous. Intitulé La Luna, cette mise en bouche est aussi simple que mignonne tout plein, mais ne casse pas trois pattes à un canard. Je vous laisse le découvrir par vous même.

CONCLUSION

Triste année… Rebelle se présente assurément comme le plus mauvais Pixar à ce jour. Fainéant, vain et assez ennuyant Rebelle ne brille que par sa beauté plastique. De mauvaise augure quand à l’avenir des productions Pixar…

Note de Lucas : 2

Note de Guillaume : 2

Note de Nathalie : 2

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