Un Américain à Paris |
Film : Minuit à Paris (Midnight in Paris)
Réalisation :Woody Allen
Note : 4
Gil est un scénariste hollywoodien dont le but est d’écrire un vrai roman, il passe des vacances à Paris avec sa fiancée, riche bourgeoise, avec qui il doit se marier sous peu. Obnubilé par une version romantique d’un Paris qui n’existe plus vraiment, il va se retrouver, lors de ses pérégrinations nocturnes, catapulté dans le temps, sera confronté à ses idoles artistiques: Hemingway, Picasso, Dali, et bien sûr, rencontrera une femme dont il tombera amoureux.
Après l’inutile Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, Woody Allen change enfin de registre et s’attaque à une comédie un peu différente des précédentes. On disait qu’il radotait sur ses histoires d’amours entre vieillards et petites jeunes mais il faut ici bien lui reconnaître d’avoir tenté quelque chose de (légèrement) nouveau.
Qui dit film de Woody Allen dit casting impeccable et celui-ci ne fait pas exception, porté par un Owen Wilson dans l’une de ses (nombreuses) meilleures prestations, on retrouve à ses côtés la désormais inévitable Marion Cotillard, mais aussi Michael Sheen, Adrian Brody, Carla Bruni (qui effectivement ne sert strictement à rien dans le film mais ne s’en sort pas trop mal) et Gad Elmaleh (qui ne sert à rien non plus, mais c’est normal, c’est un caméo). Malheureusement, et on ne s’y attendait pas vraiment, les quelques figurations parlantes sont calamiteuses et on retrouve ce qui était si ridicule dans Iron Man 2: du français qui semble être prononcé par des québécois bourrés à la bière. Woody Allen à la manière de Tarentino et du Marcel d’Inglorious Basterds n’a donc pas su déceler les fausses intonations dans la langue de Molière mais bon, on commence à s’y habituer.
Au delà de ça, c’est un film de Woody Allen, donc, incroyablement frais, intelligent, rythmé et sympathique, en plus celui-ci vous fera réviser vos classiques et les bobos se feront un régal de reconnaître toutes les icônes intellectuelles du vingtième siècle. Mais voilà, il n’y a pas grand chose de plus a se mettre sous la dent, le soucis principal du film étant la répétition à l’extrême d’un même gag, celui de l’absurdité des rencontres entre Owen Wilson et ses héros d’outre-temps. En effet, le film ne se renouvelle guère et tous les effets ne sont pas réussis, autant la rencontre avec Dali est très drôle, autant le petit débat avec Bunuel l’est beaucoup moins. Un Woody Allen moderne reste donc un Woody Allen moderne: un très bon petit film mais qui s’oublie malheureusement assez vite, il est finit le temps de Bananas et de Zelig.
CONCLUSIONLe dernier Woody Allen est une réussite mais possède toutefois de réels défauts, courrez tout de même le voir, ça ne fait jamais de mal. Note de Guillaume : 4
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Note de Lucas : 3 Original et frais mais incroyablement maladroit et naïf.


C’est vrai que « Vous allez rencontrez un bel et sombre inconnu » était particulièrement médiocre, et si en entrant dans la salle, on a toujours celui-ci en tête, « Minuit à Paris » devient une véritable merveille.
Par contre, l’introduction est, en tout cas pour les français je suppose, tout simplement horrible…
Ce Paris en cliché, tout ça en musique d’une relativement longue en plus, m’a pas réellement mis en confiance…
C’est peut-être pour ça que le reste devient si délectable…
C’est une petite friandise très agréable.
Dans le genre nostalgique, « De l’eau pour les éléphants » s’avère de bien meilleure qualité !
Son charme rétro, sa romance à l’ancienne et son très bon casting (Christopher Waltz, toujours aussi impeccable…)
On a un peu redouté « de l’eau pour les éléphants », Pattinson oblige… Mais on va sûrement rattraper ça bientôt.
J’avoue que ça m’a un peu freiné aussi, mais la présence de Christopher Waltz m’a convaincu.
Et j’ai bien eu raison, ne serait-ce que pour son interprétation !
Merci le scandale, ce film est une plaie ! Frais, intelligent, rythmé et sympathique ? Interminable et chiant, le métrage pue la naphtaline de mauvaise qualité !
Les « icônes intellectuelles du vingtième siècle » sont saccagée au couteau à beurre rouillé (j’ai cru mourir quand j’ai vu Degas en vieux con), le scénar inexistant et pathétique, Marion Cotillard abominable, Dali-Brody à pleurer de désespoir et le débat avec Bunuel d’une prétention minable rarement égalée. Je pense que Gad Elmaleh dans un Versailles Louis XIV se faisant courir après par des valets en perruques Louis XVI qui crient « qu’on lui coupe la tête » (genre, Alice au pays des merveilles ou bien ? Mais si seulement !) en faux français (100 ans dans les dents, pan la culture-tartine-de-confiote de Woody !) a achevé de me mettre hors de moi.
Je me suis fait chier tout du long, et alors que j’adore Paris, ce film me rend la capitale affreusement antipathique. Merci le French Cancan qui pue, tous les clichés crétins que seul un américain abruti est capable de déterrer alors que ça devrait être interdit par le droit international depuis vingt ans. En 2011, ce n’est pas acceptable. Et cette musique de merde, toujours la même, mélange d’accordéon naze, de saxo synthétique et de Cole Porter de supermarché !
Bref, ce film mérite zéro, et je suis terriblement déçue de la position des films d’à côté que je croyais – naïvement – moins conformistes et plus innovants que la majorité des moutons débiles qui encensent les bouses chiantes et creuses de ce type. Merci Woody Allen, franchement… Et je ne vous félicite pas, c’est en partie à cause de vous qu’on a été voir cette daube.
Beh ouais mais, tu le sais, moi j’aime bien Woody Allen, et même si on aime pas le film, je vois difficilement comment il peut autant énerver. C’est un tout petit machin sans prétention, il a sûrement touché une corde sensible chez toi qui t’as mis à bout de nerf. Sorry mais je reste sur ma position, et puis toi qui aime Owen Wilson, me dis pas qu’il n’est pas très bon dans le film.
Tu as raison sur la corde sensible, et après réflexion, comme pour 300 (ou même récemment, Robin des Bois version Ridley Scott) en son temps, je pense que j’ai vraiment mal digéré les approximations historiques qui sont pléthores. Avec moi, ça ne passe pas ! On ne joue pas avec l’histoire, a fortiori l’histoire de France. Sinon c’est sûr, pour un Owen Wilson dépressif et suicidaire (que j’adore, c’est vrai), ce rôle est parfait. Gros bisous !