Le Clandestin

Le Clandestin

la fete a la science

Film : Le Clandestin

Réalisation : Greydon Clark

Potentiel nanar : 6

Parce qu’on ne regarde pas les nanars uniquement pour leur côté « fun » (en temps de crise, pas le temps pour du divertissement !), il faut avant tout tirer des leçons de ces films. Aujourd’hui, dans Le Clandestin, j’ai appris :

-Qu’un chat mutant hautement radioactif, on l’enferme dans un labo « high tech » (qui ressemble à une salle d’hopital standard) avec la porte grande ouverte. Et bien sûr, on ne met aucune protection en le touchant.

-Qu’un chat mutant peut se transformer en chien si les effets spéciaux l’exigent.

-Que la plage, c’est pour les prolos.

-Que Walter de Wall Street a fait la couverture du forrest magazine, deux fois.

-Que les filles s’appâtent facilement avec : l’air de s’en foutre, des lunettes de soleil, et un chat. Avec ça, même la chemise à fleurs la plus immonde peut vous rapporter la nana la plus canon de l’esplanade.

-Qu’en s’habillant en permanence en bikini, rien n’est impossible.

-Qu’un chat venimeux, ça peut muter si on lui administre une forte dose de stéroïdes métaboliques.

-Que les doublages, c’est quand même super drôle quand ça ne veut rien dire.

-Qu’un navigateur bourré sur un bateau, c’est pas cool, surtout quand un chat mutant est à bord.

-Qu’on peut traiter gratuitement une femme de connasse sans qu’elle réagisse, mais uniquement si elle a de l’argent.

-Qu’une vue subjective de chat plane à 1m50 du sol.

-Qu’un ingénieur son flemmard peut utiliser 17 fois de suite le même bruitage de bris de glace pour illustrer un crash de voiture sans que personne ne dise rien.

-Que l’équipe déco peut changer cette voiture d’un plan à l’autre sans que personne ne dise rien non plus.

-Que ce même ingénieur son peut très bien tenir un film tout entier sur un chat mutant avec seulement deux bruitages de miaulements.

Et enfin, comment financer un doctorat en biologie.

CONCLUSION

Prenez Alien. Remplacez le vaisseau spatial par un bateau et l’alien par un chat mutant venimeux sorti d’un labo radioactif, ôtez le savoir-faire de Ridley Scott et vous aurez Le Clandestin. Malgré un petit milieu de film longuet (ce qui arrive souvent), certaines scènes font tellement exploser le nanaromètre qu’il serait dommage de s’en passer. Situations absurdes, dialogues hallucinants, effets spéciaux minables et doctorats en biologie font au total un film qui avait fait fureur au K-barré il y a trois ans, et qui on l’espère marchera toujours aussi bien à la boulangerie du Prado.

Note de François : 6

Une réflexion au sujet de « Le Clandestin »

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