Dans ta gueule! |
Réalisation : James Yukich
Potentiel nanar : 4 /7
Dans un futur gangréné par le mal, l’odieux Koga Shuko tente de s’emparer d’un médaillon magique afin d’obtenir le pouvoir absolu. Deux frères vont lutter contre l’infâme personnage et ses sbires afin que le bien puisse triompher. Si vous n’avez pas reconnu le scénario du jeu vidéo original Double Dragon de 1987 (La copine d’un des deux frères se fait enlever, ils vont casser la gueule aux méchants pour la récupérer), c’est normal, puisqu’une fois n’est pas coutume, cette adaptation est un massacre en règle.
Tourné en 1994 mais sorti en France en 1996 après le succès du Mortal Kombat de Paul W S Anderson, le film de James Yukich (ça ne s’invente pas) est un gros nanar totalement 90 possédant toutes les « qualités » de l’époque : des couleurs fluos partout, de la techno débile pour rythmer chaque séquence, des blagues pour attardés mentaux insérées dans chaque dialogue, des effets spéciaux baveux…bref un film tout droit dans la lignée du Street Fighter avec Van Damme. Le casting n’est pas en reste : dans les rôles des fameux Double Dragons on retrouve Scott Wolf et surtout ce bon vieux tataneur de Marc Dacascos (Le Pacte des Loups, The Crow la série TV) qui vient donner des coups de pieds dans la gueule pour notre plus grand plaisir. Face aux deux zouaves : Robert Patrick venu généreusement saborder sa carrière dans un numéro de cabotinage absolument inénarrable, et surtout, la jeune Alyssa Milano, avec les cheveux courts s’il vous plaît.
On pourra se poser LA question éternelle : pourquoi toutes ces adaptations étaient-elles aussi pourries? Rappelez vous qu’à l’époque, on riait beaucoup moins du résultat. On se disait plus que c’était notre enfance qui était ouvertement violée par une bande d’abrutis cyniques en costards qui ne comprenaient rien à rien, et qui nous refourguaient les pires navets en se disant que les joueurs de jeux vidéos étaient de gros abrutis aux cerveaux ramollis. On n’a pas vraiment l’impression que ça ait beaucoup changé vu le niveau des derniers Resident Evil. De l’eau a coulé sous les ponts depuis et il assez agréable, il faut le reconnaître, de se replonger avec un certain cynisme amer, dans les méandres abyssales de ces purges cosmiques. En effet, il faut peut-être reconsidérer tout cela avec recul, à ce niveau de connerie et de mauvais goût, c’est peut-être tout simplement une forme d’art incompris…bon qu’est-ce que j’ai foutu de la pizza et des bières, moi?…
CONCLUSIONUne adaptation, certes lamentable, mais franchement drôle pour tous les déviants que nous sommes. Venez tous admirer la bête à la Boulangerie du Prado ce vendredi 20 avril. Note potentiel nanar de Guillaume : 4/7
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