Defendor

Defendor

UN OSCAR POUR WOODY !

Film : Defendor

Réalisation : Peter Stebbings

Note : 6

Je vais commencer cette critique par un coup de gueule. Non pas contre le film, car comme vous êtes des lecteurs attentifs vous aurez remarqué que je lui ai mis la note de 6/7, mais contre les distributeurs français. Pourquoi avoir sorti ce film en direct-to-video ? Même si les bonus (scénes coupées, documentaires…) sont sympas, on aurait aimé voir ce film sur grand écran ! Pourquoi sortir Infectés ou Freddy au cinéma alors que des perles comme Defendor qui sortent aux USA se voient relégués au DTV chez nous ? Et avec la com’ qu’on a eu dessus (vous avez entendu parler de ce film quelque part ?), inutile de dire que ça va faire un carton…

Bon, j’arrête mes sarcasmes et je parle du film. Defendor est un super-héros. Et à l’instar de Kick-Ass, il n’a pas de super-pouvoir. Ce n’est qu’un être humain qui a décidé de faire le bien autour de lui. Mais contrairement à Kick-Ass, Defendor est un film qui se prend au sérieux. Le personnage d’Arthur / Defendor est un type gentil et un peu bête qui, ayant perdu sa mère à cause de la drogue et ayant un peu trop lu de comic-books, décide de partir en croisade contre les méchants de la ville, le « gang des motards » et leur chef Captain Industry. Ce qu’il ne sait pas, c’est que le super-vilain Captain Industry n’existe que dans ses lubies et que sa croisade est perdue d’avance, ce que ses amis essayent de lui expliquer.

Le chef de la police écoute patiemment Defendor en attendant qu’une chose : qu’il le laisse tranquille.

Si le scénario est très fin, avec des personnages profonds, humains et touchants et des idées très marrantes (Defendor refuse les armes à feu : il se bat avec un lance-pierre, des billes et des pots en verre remplis de guèpes), la grande réussite du film est la prestation extraordinaire de Woody Harrelson (Bienvenue à Zombieland, Tueurs-nés…). Il devient instantanément touchant dès le moment où on voit à l’écran ce pauvre type un peu crétin qui se prend pour un héros. Les autres acteurs ne sont pas mauvais, loin de là, mais la prestation de Defendor crève tellement l’écran qu’il obnubile nos pensées.

Super-héros la nuit, ouvrier de chantier le jour, tout le monde se moque de lui.

L’ambiance, primordiale pour un film de super-héros, n’est pas en reste. Hammertown est une sorte de Gotham City réaliste, dans laquelle la drogue, les armes et la prostitution sont à chaque coin de rue, et dans laquelle seul Defendor se trouve pour veiller. Une photo superbe, une musique très prenante, un scénario fait de flash-backs et de flash-forwards (le film commence sur la psychothérapie d’Arthur où il raconte le début de son histoire et le film continue après cette séance), tout est là pour nous faire passer un très bon moment, et ce jusqu’au final grandiose où le film prend toute son ampleur. Merci Peter Stebbings, voilà enfin un bon film de genre à se mettre sous la dent.

CONCLUSION

Un film comme on n’en voit pas assez au cinéma se retrouve relégué en France au direct-to-video. Une vraie honte pour les distributeurs, mais le film en lui-même est une perle rare à savourer délicatement. Drôle, touchant, intelligent, avec un acteur principal fabuleux, Defendor est sans doute le film de super-héros de l’année.

Note de François : 6

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