Bat-film |
Réalisation : Leslie H Martinson
Note :7
Avant le chevalier noir de Christopher Nolan, avant les délires fluos de Joël Shumacher, avant les contes gothiques de Tim Burton, il y avait la mythique série TV avec Adam West dans le rôle de Batman. Souvenez vous, Batman avait l’air d’être déguisé avec un sac poubelle et Robin euh…comment dire, avait l’air un peu con. Tout était coloré et kitch, le Joker avait la moustache, les répliques débiles fusaient et des onomatopées apparaissaient à l’écran lors des combats, pif, bing, ouch, ça a l’air complètement nul dit comme ça mais il n’empêche que la mayonnaise prenait, que la série avait un succès fou, et qu’en 1966, un long métrage sortait dans les salles.
Tout le monde prend ce film pour un des plus grands nanars de l’histoire et en effet tout est ridicule, les costumes sont cheap, les gadgets ringards ont tous des noms qui commencent par « Bat-quelque chose », les répliques des deux héros principaux sont ultra conservatrices, les effets spéciaux semblent être dessinés au crayola. Bref, de quoi tuer la légende de nos deux champions du bien pendant trente ans. Cependant, attention, erreur, grosse erreur, ce film n’est pas un nanar mais bel est bien une comédie de génie qui se moque ouvertement de tout un pan du cinéma d’aventure et de la bande dessinée de l’époque et des années 50. Toujours sur le fil du rasoir entre auto-dérision et une volonté de garder une certaine cohérence interne à l’univers, le film arrive à garder un rythme humoristique démentiel. Entre satyre anti républicaine et humour burlesque tendance Marx Brothers (voir la scène de la bombe), ce film est un régal pour tous les amoureux de parodies conceptuelles.
Batman et Robin affronteront donc le Pingouin, le Joker, l’Homme Mystère et Catwoman dans un festival de couleurs, de répliques absurdes, de scènes d’action improbables (La bagarre contre le requin) et de deus ex machina dignes de Tintin et de Blake et Mortimer (La scène de l’hélicoptère). Bref, au final, un film comique génial possédant tous les charmes d’un véritable nanar d’époque, étrange paradoxe dû à un ultra second degré constant et parfaitement géré. Alors qu’on le prenne pour un vrai nanar ou pas, le film reste à mourir de rire et on passe un sacré bat-moment.
CONCLUSIONUne vraie grande comédie au look de méga nanar. A voir absolument le 20 janvier à la Boulangerie du Prado. Note de Guillaume : 7
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Note de François : 7




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