Barbarian

Barbarian

nanar le barbare

Film : Barbarian, au-delà des légendes

Réalisation : John O’Halloran

Potentiel nanar : 5  

Dans la famille « ex-mr univers à qui on a fait miroiter une carrière comme Schwarzy », je voudrais Michael O’Hearn ! Trois fois sacré de ce titre légendaire, une production américano-russe (que je soupçonne fortement d’avoir également donné dans le film pour adultes) propose au champion un rôle principal dans un film d’Heroic-Fantasy : Kane le barbare qui sauvera le monde d’un méchant sorcier. Seulement voilà, l’incompétence des scénaristes et du réalisateur, le manque de budget et bien sûr la complaisance dans la facilité donnent un résultat très loin de Conan.

Applaudissez la future star !

Une des premières scènes est par cela très marquante : notre héros sauve une demoiselle à forte poitrine d’un viol (en tirant une flèche qui traverse deux têtes à la fois) ainsi que son laquais, un ewok géant nommé « Maclou » (pour un personnage dont la moquette se voit tellement qu’on devine la fermeture éclair dans son dos, ça ne s’invente pas). Après son action héroïque, notre ami barbare demande à Maclou de devenir son serviteur (histoire qu’il ne lui ait pas sauvé la vie pour rien, non mais !), et immédiatement propose à la demoiselle de lui faire tâter de ses muscles. ET ELLE ACCEPTE ! Ben oui, après une tentative de viol, rien de tel qu’une partie de jambes en l’air pour se remettre d’aplomb, c’est bien connu.

Ils ont pensé à tout !

La suite du scénario est commune à tous les récits du genre : trois artéfacts magiques doivent être réunis pour défaire le sorcier méchant chef d’une armée d’orques en carton et pour sauver la princesse du doux nom de « Gretchen ». A noter, l’acteur qui joue le méchant n’est autre que Martin Kove qu’on retrouve dans Karate Kid, Rambo 2 ou encore Shadowchaser, projeté l’an dernier à la boulangerie du prado.

Toi aussi, Martin, tu deviendras une star !

Outre les scènes de baston à mourir de rire cadrées avec les pieds en DV et les plans nichons qui rythmeront un métrage un peu mou, on retiendra avant tout le personnage de Maclou, et les calembours à base de moquette et de tapis fuseront à sa moindre apparition. Avec son look inégalable, ses répliques cultes et son doublage hallucinant, c’est véritablement lui la star du film. Kane lui parle comme à un chien, et lui obéit docilement, même quand on lui demande de dégager pour une scène de fesses.

Ne regarde pas ses seins, Maclou ! (évidemment)

Le Prince noir, bras droit du méchant, et son maquillage saisissant, digne d'un épisode des Power Rangers

CONCLUSION

Rythmé, crétin, et violemment beauf, le film ne laisse pas une seconde de répit entre les répliques de Maclou, les poitrines dénudées et les combats ridicules. Vendu en DVD à très bas prix un peu partout, le métrage tient toutes ses promesses dans la connerie crasse, et en ayant un minimum de recul impossible de ne pas rire devant un tel OFNI. La relève d’Andy Sidaris est toute trouvée !

Note de François : 5

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