le premier vengeur |
Film : Abraham Lincoln : Chasseur de vampires
Réalisation : Timur Bekmambetov
Note : 5
Abraham Lincoln : Chasseur de vampires. Un titre qui annonce du gros, du lourd, du balourd, même quand on sait que c’est tiré d’un faux roman autobiographique parsemé de photos truquées. Alors quand on sait que c’est Timur Bekmambetov aux commandes (Wanted, Night Watch, et Day Watch), le réalisateur post-Watchowski le plus fou de tous les temps derrière la caméra, on a de quoi être sceptique. Et pourtant, ce film s’avère être de loin le plus digeste et le plus fun de tout ce qu’on peut voir à l’affiche ces temps-ci (Lady Vegas était tellement inutile qu’on n’avait même pas assez de choses à dire pour en faire une critique intéressante, merci Frears…). Imaginez : toute la vie d’Abraham Lincoln, de son enfance avec la mort de sa mère jusqu’à la guerre de sécession, tout s’est passé avec des vampires. Les vampires se servent d’esclaves pour se nourrir, déclarent la guerre au Nord pour les garder, et le Nord se défend en envoyant secrètement des munitions en argent sur le front, et tout ceci n’étant qu’un détail dans ce film complètement hors-normes… le convoi d’argent sert d’ailleurs de scène d’action principale du film et d’argument de vente, autant appuyé sur l’affiche que dans la bande-annonce.
Evidemment, on est en droit de se demander si un tel port’n'awak tient ses promesses : la réponse est oui, mille fois oui ! Le pitch de base couillon sert de support à Timur Bemkabmetov pour envoyer la sauce dans des scènes d’action admirablement mises en scène. Avec une 3D fabuleuse, on se souviendra longtemps d’Abe jeune qui se venge du vampire qui a tué sa mère au milieu d’un troupeau géant de chevaux fonçant au galop, les deux protagonistes se servant des chevaux pour avancer, sauter, et même se les envoyer sur la tronche, manière Super Mario 64. Alors évidemment, le budget étant loin des Avengers (69 millions pour le seizième président), la plupart des scènes d’action se déroulent de nuit ou dans le brouillard, mais qu’importe, c’est soigné, les accélérés-ralentis font mille fois plus mouche que dans n’importe quel Paul Anderson, et le personnage de Lincoln est soigné et fidèle à ce qu’on sait de lui.
On regrettera cependant une baisse de régime lors du passage de Lincoln à la vie adulte et de sa prise de pouvoir, mais tout ceci est rattrapé par un climax tellement monstrueux (la fameuse scène du train) qu’on pardonnera tout, absolument tout le reste. On notera aussi quelques seconds rôles sympas, comme Henry le chasseur de vampires et maître d’Abe, ou Mary sa femme, tous aussi charismatiques qu’importants dans ce développement narratif de l’Histoire, tant et si bien que le futur film historique de Spielberg risque de mal passer si on se met à penser aux vampires tués à coups de hache au milieu d’une scène dramatique. Timur Bekvambetom est donc un nom à suivre, à défaut de le retenir ou de l’écrire correctement.
CONCLUSIONEn attendant The Expendables 2, voilà un film d’action débilos qu’on n’attendait pas et qui pourtant nous a ravi de bout en bout. Injustement boudé par la presse française, voilà un film fun, rythmé dans ses scènes d’action et bourrin à souhait, on n’en demandait pas tant ! En sortant de la salle, une seule envie : apprendre à manier la hache / fusil et partir en chasse ! Vivement la suite, Jésus Christ contre les zombies ou Napoléon traque les ninjas, le producteur, Tim Burton, se tâte. Note de François : 5
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Note de Lucas : 5
Note de Guillaume : 5

