Salut à tous !
Comme vous avez pu le constater, le site des Films d’à côté s’est offert une cure de rajeunissement et entre dans le web 2.0 ! Avec également un tout nouveau compte twitter (@filmsdacote)
Salut à tous !
Comme vous avez pu le constater, le site des Films d’à côté s’est offert une cure de rajeunissement et entre dans le web 2.0 ! Avec également un tout nouveau compte twitter (@filmsdacote)
Après un partenariat avec l’association AOA sur les soirées « Nanar le Barbare » devenues « Nanaroscope » en 2011, Les Films d’à côté lancent le « ciné d’à côté », une sélection de perles du cinéma décalé et parfois méconnu autour d’une bière, toujours à la Boulangerie du Prado (69 rue Sébastien Gryphe 69007 Lyon). Une thématique, deux films et plein de bonne humeur !
Extrait du communiqué de presse :
« Du samedi 10 novembre au dimanche 6 janvier 2013, l’Institut Lumière propose ses deux nouvelles rétrospectives consacrées à Charlie Chaplin et John Cassavetes : un double-événement !
Du célèbre The Kid au mythique Dictateur, en passant par Les Temps modernes, Chaplin a marqué l’Histoire du XXème siècle autant par ses films que par son humanisme. Retour en 10 films et quelques courts-métrages sur le génie de Charlot ! Films présentés en copies restaurées par Mk2 et l’association Chaplin.
En ce qui concerne John Cassavetes, acteur, réalisateur et scénariste, la restauration de plusieurs de ces films par Orly Films permet enfin de le retrouver sur grand écran avec notamment les projections de Shadows, Une femme sous influence ou encoreOpening Night ! »
Dernières séances |
Et voila, le festival Lumière s’est terminé avec une superbe cérémonie de remise de prix à Ken Loach par Eric Cantona en personne, suivie de la diffusion du sympathique Looking for Eric où un homme en perdition retrouve espoir grâce à son ange gardien imaginaire: Eric Cantona. Les frêres Dardenne, Arianne Ascaride, Zoé Félix et bien d’autres étaient là pour y assister.
Le lendemain avait lieu la cérémonie de clôture avec la projection du grand film de Michael Cimino, La porte du Paradis, en présence de son réalisateur et de son actrice principale Isabelle Huppert.
Pour finir, Laurent Gerra nous présentait le Ocean’s Eleven original (en français l’inconnu de Las Vegas) film cool par excellence et éminemment sympathique avec Frank Sinatra, Dean Martin, Sammy Davis Jr et Henry Silva (les fans du grand détournement reconnaîtront la fameuse scène du « à la ferme ta gueule, on étaient des cowboys… »)
Bref, un bien beau festival, on attend la prochaine édition avec impatience.
Max Ophüls |
Ces derniers jours de festival ont été riches en événements, avec une rétrospective Vittorio De Sica, Jean Paul Rappeneau venu présenter Les Mariés de l’an deux, la présentation de Frankenweenie de Tim Burton et bien d’autres choses. Mais ce qui a surtout attiré notre attention de cinéphiles, c’est bel et bien la rétrospective Max Ophüls, génie allemand du septième art et maître à penser de Stanley Kubrick et d’Orson Welles.
Nous avons pu voir alors : La Signora de tutti (1934), sa commande italienne. Un drame assez académique pour son époque si ce n’est quelques séquences magnifiquement filmées, assez décevant dans son ensemble. L’histoire d’une femme qui a le malheur de plaire à trop d’hommes et qui voit un triste destin s’accomplir du fait de cette « malédiction ».
Ensuite : Comédie de l’argent (1936) Une comédie sur les absurdités des va et vient financier d’un pauvre homme, entre clochardise et directeur d’une des plus grandes compagnies. Absurde, enlevé et parfois magnifiquement filmé, on ne peut pas nier pour autant que l’intérêt qu’on peut porter à ce film est surtout celui d’un historien car le métrage a tout de même mal supporté les outrages du temps.
La Fiancée vendue (1932), film opéra comique se situant au 19ème siècle, vaudeville de situations burlesques permettant surtout à Ophüls de filmer des reconstitutions de cirque et d’attractions d’époque avec la magie, la tendresse et l’humour qui lui est propre. Un beau film qui a étonnement moins vieillit que d’autres de ses métrages tournés plus tard. De plus le film était présenté par notre spécialiste local de Max Ophüls le professeur Philippe Roger de l’université Lumière Lyon 2 .
Pour finir, Le Roman de Werther (1938) adaptation visuellement magnifique des Souffrances du jeune Werther de Goethe. Inspiré par la photographie et les cadres oniriques du cinéma expressionniste allemand, l’histoire de cet homme fou amoureux d’une femme mariée et dont la romance est vouée à l’échec, est tournée de manière beaucoup plus politique que ne l’était le roman d’origine et apporte un point de vue intéressant sur une époque. Un très beau film à découvrir avec plaisir.